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SPESE21/01/2016 : Café Sexo' : les nouvelles pratiques sexuelles

Dans le cadre des cycles d'information et de discussion au sujet de la sexualité, ces réunions se faisaient les années précédentes dans un café et regroupaient des professionnels de santé (psychologues, soignants médicaux et paramédicaux) autour d'un thème. Cette année, nous avons décidé d'ouvrir les "Café Sexo'" au grand public, il y aura du café et des échanges pour ceux qui souhaitent entendre, comprendre, exprimer leur point de vue, poser des questions, etc., dans le respect de chacun.

Parler ensemble de la sexualité nous permet de défendre le concept de "santé sexuelle", qui est inscrit dans les textes de l'OMS, mais encore si peu appliqué en pratique.

Définition de la santé sexuelle : en 1974 la santé sexuelle est définie comme "l'intégration des aspects somatiques, affectifs, intellectuels et sociaux de l'être sexué, de manières qui soient positivement épanouissantes et qui valorisent la personnalité, la communication et l'amour". Outre la santé sexuelle physique, cette définition établit donc une santé sexuelle reproductive, mentale et émotionnelle.

De 2002 à 2010 a eu lieu une consultation technique de l'OMS sur la santé sexuelle. Ce travail a établi que la santé sexuelle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité, la possibilité d'avoir des relations sexuelles agréables et sécuritaires, sans coercition, discrimination et violence, et dans le respect des droits sexuels des personnes.

La SPESE, société qui organise les Café Sexo' est née de la manière suivante : pendant plusieurs années, plusieurs fois par an, des professionnels de la santé se sont réunis en soirée pour parler des problèmes sexuels rencontrés au cours de leurs consultations. Cela avait l'avantage d'être informel, un brouillon où chacun amenait sa copie, donnait son point de vue, posait des questions, se nourrissait du début de réponse des quelques compétents en sexologie que comprenait le groupe. Il y avait des chirurgiens, vasculaires ou urologues, des médecins généralistes, des endocrinologues, des kinésithérapeutes, des psychologues, des gynécologues, des hospitaliers, des professions libérales, ceux qui pouvaient venir, ceux que cela intéressait, ceux qui voulaient répondre à une question, d'autres...

Et puis un jour, au cours d'une réunion, des mots ont été avancés : organisation, formation. Nous nous sommes alors retrouvés confrontés à ces nouvelles obligations, le besoin de rencontrer des universitaires soucieux des questions qui touchent à la sexualité dans leur pratique habituelle, suffisamment prêts à défendre dans notre région un enseignement de sexologie. Il nous fut simple de rencontrer le professeur Frédéric Staerman que nous connaissions pour ses travaux sur les prothèses péniennes, chef du service d'urologie du CHU de Reims, qui tout de suite fut enthousiaste et décidé. Il fut un peu plus compliqué de rencontrer le professeur Cyril Tarquinio, à la faculté de psychologie de Metz, dont l'ouverture d'esprit et l'intelligence a permis à la fois, la rencontre avec le groupe et la naissance de la Société Pluridisciplinaire des Études sexologiques de l'Est, SPESE.

Les statuts ont été déposés en octobre 2004 : la Société a pour objet :

Depuis, à partir de 11 membres fondateurs, la société a bien évolué. Elle s'est chargée d'une quinzaine supplémentaire de membres dynamiques, a organisé des conférences-débats multiples traitant de la sexualité, proposé chaque année un congrès depuis 2005 regroupant chaque fois une centaine de participants et jusqu'à 250, s'est affiliée à l'Association des Sexologues Cliniciens Européens Francophones, l'ASCliF, et a ouvert un Diplôme InterUniversitaire de sexologie, validé par le Comité National de Coordination des Programmes Inter Universitaires, l'enseignement régional de Reims, Metz et Dijon qui a reçu sa première promotion en septembre 2008 et enfin se félicite que ce DIU national, en partie sous son impulsion, puisse donner à la fois la même formation, le même examen, le même diplôme, que l'on soit médecin ou psychologue.

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SPESE21/01/2016 : Café Sexo' : les nouvelles pratiques sexuelles : l'article du RL

Article du Républicain Lorrain du 08/01/16 - Par E.C. - Photo Armand Flohr :

Un café sexo à Thionville ? L’invitation à débattre émane de professionnels de la santé. Le principe : parler librement de sexualité, dans le respect de chacun. Le premier thème proposé sera les nouvelles pratiques sexuelles.

Café Sexo

Annabelle Damiens-Muratori, psychologue, hypnothérapeute, présidente de la Société pluridisciplinaire des études sexologiques de l’Est : « Certaines personnes ne voudront peut-être pas s’exprimer mais elles pourront entendre, écouter. Et pourquoi s’autoriser à questionner. » Photo Armand FLOHR

Satanée barrière, qui en bloque plus d’un lorsqu’il s’agit d’évoquer le plus naturel des comportements de l’homme. Gênés, certains en piqueraient un fard, même s’ils ne demanderaient peut-être pas mieux que de se laisser porter par la conversation. D’autres éludent la question, histoire d’éviter toute confidence. Ceux-là feraient mine d’être à l’aise, étalant leur fausse assurance. Et puis résolument non fellation n’est pas un gros mot. Ni sodomie, d’ailleurs.

Oui, parler de sexe n’est pas encore chose aisée. Certes, la société a fait un pas de géant en la matière. Mais n’est-il pas compliqué parfois de se laisser aller à quelconque épanchement à son propre médecin ? Tabou, interdit, ces spectres planent. Toujours.

A ceux qui participeront au premier café sexo ouvert au public à Thionville, Annabelle Damiens-Muratori rappellera une évidence. Pour elle, psychologue hypnothérapeute, comme pour ses confrères gynécologue, urologue, cardiologue et infirmier, « on peut en discuter librement ». Facile à dire, diront les sceptiques. Dans un large sourire, la psy inverse la vapeur. « Spontanément on va accrocher les gens. On a cette facilité de les faire parler. De la même manière qu'on prend soin de notre corps, nous allons aussi les inviter à prendre soin de leur santé sexuelle. »

Elle le sait. Quelques-uns préféreront rester dans le silence lors de ce rendez-vous placé sous le thème des nouvelles pratiques sexuelles. « Ces personnes n'oseront peut-être pas s'exprimer mais elles pourront entendre, écouter. Et pourquoi s'autoriser à questionner. »

Pour les autres, pour lesquels révéler leur pan intime n'est pas une difficulté, échanger autour de leur côté coquin leur sera proposé, « dans le respect de chacun » bien sûr. Le groupe pourra aborder « des choses qu'ils n'ont pas encore faites » et pour lesquelles ils ont des interrogations, des doutes. « On attend aussi que les gens viennent également nous apporter leur propre expérience sexuelle. On ne prétend pas tout savoi r, s'amuse la professionnelle. Nous préciserons alors les aspects psychologiques et médicaux s'il le faut ».

Café en main, comme s'ils palabraient avec un proche, « on se posera, comme dans son salon. On leur dira ce que l'on en pense. Par exemple, ce que l'on pourrait craindre par rapport à tel ou tel comportement ».

D'habitude, c'était entre eux qu'ils se réunissaient. Entre membres de la Société pluridisciplinaire des études sexologiques de l'Est (Spese). Dorénavant, le collectif de blouses blanches entend comprendre, aider et accompagner les personnes autour de la question de la sexualité de façon informelle, dans un cadre différent de leur cabinet.

Le Spese consacre aussi une large partie de son action à des travaux d'informations, sur le cancer de la prostate par exemple. Parallèlement, « nous continuons à encourager la formation continue de nos membres. Et veillons à orienter le public vers des thérapeutes compétents dans les domaines concernés par la sexologie ».

Toujours dans cet esprit de « mieux répondre aux besoins de nos patients ».

Le 21 janvier, à partir de 20h à la salle du Manège à Thionville. Entrée libre.

Suivront le 21 avril deux rendez-vous : "La grossesse et la sexualité" et le 16 juin "Sexualité et cancer de la prostate".

« On se posera, comme dans son salon »

E. C.

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SPESE21/04/2016 : Café Sexo' : la grossesse et la sexualié

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SPESE16/06/2016 : Café Sexo' : les nouvelles pratiques sexuelles

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SPESE10 et 11/12/2016 : Formation ASCLIF

LA SANTE SEXUELLE ET LE SUIVI DE LA PERSONNE EN BESOIN DE SOINS

UN TRAVAIL PLURIDISCIPLINAIRE - LA PLACE DU SEXOLOGUE

Intervenants :

Comment construire un dossier de sexologie, une lettre, pour investir « en santé sexuelle » les parcours de soins qui en sont généralement dénués et valider la place du sexologue. Une méthode pour faire sens à la plainte sexuelle (mêlant le sexofonctionnel à l’hypnose et aux thérapies brèves), pour autoriser le changement (stratégies) et favoriser l’émergence des solutions, des stratégies thérapeutiques, des exemples, des échanges.

Pour en savoir plus sur le programme, les modalités d'inscription, les contacts : cliquez ici

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SPESE30/09 et 01/10/2017 : Formation ASCLIF

CONSTITUER UN DOSSIER EN SEXOLOGIE, FAIRE UN DIAGNOSTIC,

ENVISAGER UNE CONDUITE A TENIR, UNE STRATÉGIE,

ÉCRIRE UNE LETTRE A NOS CORRESPONDANTS,

APPRÉHENDER L’HYPNOSE ET LES THÉRAPIES BRÈVES POUR DÉBLOQUER UNE SITUATION

Intervenants :

Des outils pour la santé sexuelle et le suivi de la personne en besoin de soin, un travail pluridisciplinaire qui illustre la place du sexologue.

Pour en savoir plus sur le programme, les modalités d'inscription, les contacts : cliquez ici

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